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La religion des Celtes
“Celui qui voit en chaque être l’étincelle spirituelle, une âme qui participe de l’essence de la divinité, connaît la vraie nature des choses. Comment l’illusion ou l’angoisse pourraient-elle avoir prise sur lui ?”(Béaloideas mor na Comhcheol - La Haute Tradition d’Harmonie)

“Les sages à l’esprit élevé, allant de lieu en lieu, purifient la terre entière”(Béaloideas mor na Comhcheol - La Haute Tradition d’Harmonie)

 

 

 

Le Dogme
“Les actes des existences antérieures forcent l’humain à subir leur rétribution, leur contraire, afin que l’équilibre soit préservé. Les actes nous suivent toujours. Ils ne s’effacent jamais, tel est l’Oidhe”(Béaloideas mor na Comhcheol - La Haute Tradition d’Harmonie)

L’âme est le lien Harmonique entre le physique (Mahair, la Terre-Mère) et le mystique(Ahair, le Ciel-Père), le Nahair, le serpent. Elle est en toute chose, elle se réincarne après la mort physique de son Feithicil (support mortel). Seule importe l’âme dont la manifestation est l’esprit. Par la méditation et l’introspection mais aussi par l’écoute des autres, on arrive de mieux en mieux à prendre conscience de son âme. L’Existence physique n’est rien si elle n’est pas au service de l’âme.
L’Oidhe, équivalent druidique du Karma conditionnant la réincarnation de l’âme après la mort du corps, le croyant, très mystique, prend garde à ce que ses actions et ses pensées s’inscrive dans le grand équilibre universel et ne soit pas source de dissonance et de disharmonie cosmique. Le cycle des réincarnation qui est l’éducation de l’âme, l’âme qui à suivit jusqu’au bout son Oidhe rejoint alors l’Éternité hors du temps, au point précis de l’équilibre universel.
Mahair La Terre-Mère est le monde physique, l’ordre en toute chose, la nature, la vie. Ahair Le Ciel-Père désordonné et chaotique est le monde mystique, le surnaturel au sens propre, la mort. Ces deux influences cosmique sont contradictoire et s’opposent. En cela elles s’annulent. Nahair Le Lien Harmonique Universel, force d’opposition et d’équilibre trinaire symbolisé par le Serpent, c’est l’âme qui assure l’équilibre de l’univers en liant ordre et chaos, c’est la contrainte, le Mal.
Dans l’Enfer froid qu’on appelle le Yeun, l’âme fut constituée par la douleur contre la confusion. Puis dans le monde intermédiaire d’Abred, elle devint l’une des âmes de la vie du monde. Elle fut enfin envoyé dans le monde de Gwynfyd (Gou-hèn-feud) pour y habiter tout les Feithiciln, tout ce qui peut vivre, plantes, animaux, humains, monstres et y ressentir toutes les émotions et sensations possibles. L’âme passera de vies en vies afin de connaître toutes les expériences. Enfin, un jour lointain, ayant vécu tout ce que la vie matérielle rend possible, l’âme ira rejoindre l’éternité du monde de Geugant là d’ou tout vient et ou tout ira.
Le Bien n’existe pas comme force active du monde. Pour les Celtes n’existent que le mal ou la violence, l’ordre ou la lumière et enfin le chaos ou l’ombre. Le bien est la résultante du délicat équilibre de ces trois constituants de l’univers. Nul ne peut donc servir le bien. Mais les Celtes sont des hommes qui tentent d’être “bons” en donnant, à toute chose, sa juste part.
Pour les Celtes, la foi ne s’accompagne de nulle gravité ou feinte dignité. L’homme qui par orgueil renonce aux plaisirs, l’homme qui par lâcheté renonce aux douleurs et aux malheurs, l’homme qui par témérité gratuite renonce à sa vie, celui là commet une faute contre l’harmonie de l’univers.
Comme nous l’a assuré leur propre enseignements, qu’ils nous ont dispensé, les dieux sont issus des trois maisons, de la violence, de la lumière et de l’ombre et, en chacun d’eux se retrouve ces trois aspects de l’univers. Chacun d’eux est à la fois lui même une triade mais aussi membre d’une triade.

Les rites de la religion “Comme il n’est pas d’ombre sans lumière, il n’est pas de vie sans mort. L’âme seule chemine dans l’Oidhe, lorsqu’on à reconnu cela, alors on échappe à la peur, on tranche les liens de la mort.” ((Béaloideas mor na Comhcheol - La Haute Tradition d’Harmonie)"

Je ne crains rien, mon âme suis son Oidhe, je refuse la peur qui dévore d’angoisses stériles ma foi et ma sagesse, Je ne crains rien, mon âme suis son Oidhe" telle est la grande litanie autohypnotique des druides. Elle permet de faire face dans le calme et la sérénité à toutes éventualités. Un vrai croyant druidique n’éprouvera aucune peur de la mort, par exemple, puisque son âme se réincarnera selon l’harmonie universelle. Mais là ne s'arrêtent pas les rites de leur foi ...

Aistear Oidheann (la course de l’Oidhe)
Il s’agit d’une introspection paralogique qui permet au druide d’analyser le plus complètement possible une situation donnée et d’en tirer toutes les conséquences imaginable. En fait un système de simulation très au point dans une société qui manque d’ordinateur. Cela se passe dans un un Nemeton, un lieu propice à la méditation, souvent un site naturel remarquable. Le “coureur” absorbe les drogues appropriées et tourne lentement sur lui en chantant doucement les litanies autohypnotiques du rite. Peu à peu grâce au contrôle qu’il exerce sur le schéma de ses pensées, il construit une réponse inspiré aux questions posés. Les druides considèrent que lors de cette cérémonie, la conscience parcoure l’Oidhe vers le passé et le futur afin d’élargir le champs de conscience et d’expérience.

Les cérémonies purement religieuses
Les druides, enfant de l’équilibre, célèbrent les cycles de la nature. Ces cérémonies sont surtout festives et sociales. Il existe notamment 4 Grands Jours Sacrés
Oche Imbolc, la nuit du 31 janvier au 1er février, Oche Beltann, la nuit du 30 avril au 1er mai, Oche Lugnasad, la nuit du 31 juillet au 1er août et Oche Samhain,la nuit du 31 octobre au 1er novembre.

Les rites sociaux du mariages
Les grand événements sociaux comme les mariages, les naissances, les morts, les assemblées politiques importantes ou les inaugurations de nouveaux bâtiments ou monuments donne lieu à des cérémonies religieuses. Elles sont surtout festives elles aussi.
On peut se marier plusieurs fois ou à plusieurs personnes en même temps. On peut rompre sans cérémonie un mariage qui a perdu son harmonie. Le mariage engage ceux qui l’ont contracté jusqu’a son éventuelle rupture, même si la décision était unilatérale.

Les rites sociaux de la mort
Les morts sont soit brûlés sur un grand bûché puis les cendres sont récolté dans une urne qui est placé dans un “champs d’urnes”, soit ils sont simplement enterrés, dans une simple tombe ou sous un tumulus. Les paroles consacré lors de la crémation ou de l’enterrement sont du type “Les souffrances de ce Feithicil ont rapproché l’âme de l’Éternel Équilibre, nous espérons que son Oidhe touche a sa fin”

Les rites sociaux de la naissance
Trois jours après la naissance, une cérémonie de bienvenue à lieu pour l’âme de l’enfant. On chante “Bienvenu parmi nous toi qui est de retour, puisse ton Feithicil convenir à ton âme pour cette vie physique” puis l’on picole, l’on danse et l’on rigole.

Le culte des têtes
Les membres les plus éminents de la communauté, les grands sages, les héros, se voient décapités après leur mort et leur crânes conservés pieusement dans un sanctuaire. Une parcelle de l’âme restera en effet toujours lié au siège de la conscience qu’était la tête. On voue un grand respect et une certaine vénération à ces crânes exposés. Ils sont généralement conservé dans un sanctuaire qui du fait de la présence de ces crânes est propice à la méditation. Bien qu’il y ait, certes, un petit coté “grand guignol” a ce rite morbide il a une réelle utilité sociale, car il fonde dans l’héroïsme des ancêtres la légitimité de la communauté.

Deux mots sur les rang des druides
“Qui connaît l’autre est intelligent, qui se connaît est éclairé” (Béaloideas mor na Comhcheol - La Haute Tradition d’Harmonie)

Le “clergé” druidiste s’organise en gros, sur le modèle suivant. Le chef est l’Eagnaï ( le Sage ) désigné par les membres du clan religieux. L’Eagnaï est secondé par le Finné ( le Témoin ) et par le Fairtheoir ( le surveillant ). Ces trois hommes forment un Cumann. Cette organisation prévaut à tout les niveaux.