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De la notion de Bien
qui laisse perplexes les autres peuples.

 

 

 

“Un homme favorisé par le sort avait fait une chasse fructueuse
Le soir il invita un sage errant à venir partager le repas de sa famille
Vois sage, dit-il, je suis bon car je partage mon bien avec autrui
Assurément, répondit le sage, tu es généreux mais tu n’est pas bon
car la biche que tu as eut la fortune de tuer à laisser un faon orphelin
et les autres chasseurs qui traquaient l’animal sont rentré bredouille
et leurs familles ont faim ce soir alors que nous mangeons à notre faim
pour ton bien tu as fait le mal, tout bien a sa racine dans le mal”

Parabole extraite de la Haute Tradition

Le Bien n’existe pas comme force active du monde. Pour les Celtes n’existent que l’ordre, le chaos et le mal. Le bien, s’il existait, serait la résultante du délicat équilibre de ces trois constituants de l’univers. Nul ne peut donc servir le bien. Mais les Celtes sont des hommes qui tentent d’être “bons” en donnant, à toute chose, sa juste part et qui ne confondent pas générosité, bonheur, paix, amour, tranquillité ou justice avec la fallacieuse notion de “Bien” si chère aux peuples qui n’ont pas reçut le plus précieux des trésors : la Haute Tradition.