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De La doctrine et de son rôle
“Rien d'irréel n’existe”
premier aphorisme du premier druide Amhairghin ui’Torc

 

 

 

“Si tu crois que le monde se limite à ce que tu en perçois,
alors tu est un fou !”

aphorisme du grand druide Téah Sichs

“Qui connaît l’autre est intelligent, qui se connaît est éclairé”
aphorisme du premier druide Amhairghin ui’Torc

L’ensemble de la doctrine enseignée aux druides lors de leurs très longues années d’études s’intitule la Béaloideas mor (prononcez Bélidahs mor) , c’est à dire La Haute Tradition. La doctrine explique, non seulement la nature de l’univers à travers l’identification des forces cosmiques qui le constitue, mais encore comment il fonctionne et quelle y est la place des dieux, des immortels et des mortels. La doctrine telle qu’elle est enseignée nous vient des révélations de Brigid, d’Oghma, de la Mor Rigan et de Lugh Samildanach mais aussi des visions et révélations des druides au cour des âges. Les maîtres mots des enseignements druidiques sont la symbolique et l’aphorisme.
La doctrine n’est pas un carcan. Le respect de la tradition protège contre l’errance et l’erreur mais douter n’est pas un crime. Mais celui qui doute a intérêt à être inspiré par l’éloquence d’Oghma pour convaincre. La force de la tradition c’est qu’elle fut, dès son origine, sans cesse discutée et interprétée par les esprits les plus élevés et éclairés des peuples Celtes. La foi comme tout ce qui participe de l’univers à un début, un cheminement et une fin. Les révélations divines sont le début, la tradition est le cheminement mais nul encore ne connait la fin si ce n’est, comme l’enseigne la tradition, que toutes les âmes des mortels, après leurs multiples réincarnations, rejoindront l’éternité, que les trois mondes fusionneront au chaudron de l’éternité tous comme mortels et immortels et qu’alors viendra un nouveau commencement.


Du Geugant, c’est à dire la totalité de ce qui est
“Je suis l’estuaire d’un fleuve sur la mer
Je suis les vagues de l’océan
Je suis le chant de la mer
Comme le Taureau je suis puissant
Je suis le Faucon dans l’air
Je suis la plante sans faiblesse
Je suis le fouet de la fougère
Du Sanglier j’ai la prouesse
Je suis le Saumon dans la rivière
Dans la plaine, Je suis le Lac rare
Je suis le Vent, la bise amère
Je suis la force de l’Art”
Hymne traditionnel attribué au grand druide Fathach Mac Uisliù (741-822)

La Tradition enseigne que trois forces composent et régissent l’ensemble de ce qui existe et qu’aucune de ces forces ne peut être sans les autres. C’est pourquoi le chiffre trois est le plus sacré aux yeux des Celtes.

Seul le parfait équilibre de ces forces cosmiques assure l’harmonie. Les trois cercles du Geugant sont liés entre eux par l’Arbre de Vie dont les branches se recourbent pour rejoindre les racines. Si l’une des forces devenait prééminente, alors viendrait la fin qui plongerait le Geugant dans le néant alors le ciel tomberait et la mer sortirait de ses limites.

Manred
C’est le commencement, L’ordre comme force de l’être absolu mais inerte. Manred est la création pure mais vaine sans les autres forces de l’univers qui génèrent les cycles. Ce qui est éternel n’existe pas car l’existence suppose un début, un cheminement et une fin.

Abred
C’est le chaos, force de la création et de l’évolution, cycle permanent des changements de formes, de noms et de nature. Abred est le cheminement de l’Oidhe (le destin individuel ou Karma, prononcez odeu) au travers des existences, l’expérience, les voies qui se croisent et s’entrecroisent. C’est aussi la mort, étape des changement. Abred est le mouvement qui transforme la création en réalité.

Finnvadh
C’est le mal comme force de destruction et d’entropie, le non-être comme aboutissement du chemin. Finnvadh est la conséquence de Manred, l'interruption ultime.

Il en va de même pour toutes les créatures animés qui connaissent trois états. Le premier est l’état de Manred qu’on appelle aussi Annwfn ou encore l’Abîme, où fut leur origine. Le second est celui d’Abred ou existence, qu’elles doivent traverser dans le but de s’instruire. Le troisième est Finnvadh ou Gwynfydd, le Monde Blanc, ou elles aboutissent toutes dans l'accroissement indéfini du pouvoir, de la connaissance et de l’amour jusqu’à ce qu’il ne soit plus possible d’en acquérir d’avantage.

“Nous sommes tous de petites étincelles issues d'une grande flamme,
et cette flamme est la source de tout ce qui a été et de tout ce qui sera”.

Deuxième litanie de la Haute Tradition