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La société Celte
“Le plus important est que nous soyons libres.
Libres de pensée, de corps, et d'âme.
Ce n'est pas seulement le sang, mais l'esprit
qui fait de nous ce que nous sommes.
Nous sommes les Celtes”.

Déclaration attribué au grand druide Fathach Mac Uisliù (741-822)

 
 

L’organisation politique de la société Celte
Le Thuath ou Nation
- Le Haut roi des Celtes qu’on appelle Ard Righ na Fir Celteach (Ard-Ri na fir kelt’) incarne l’union de tout les membres de la race Celte. Il incarne le lien entre les humains et la terre.
- La Haute Reine des Celtes qu’on appelle Ard Rigan na Fir Celteach (Ard-Rigane na fir kelt’) est l’épouse du Ard Righ. Elle à la charge ultime de médiation entre les hommes et les femmes du Haut Royaume. Elle est la Dame sacré de tout les Celtes.
- Le Roi d’une nation est appellé Righ na hTuath + nom de la tribu (Rina Toua + nom de la tribu)
- La Dame Sacréé d’une nation est une sorte d’incarnation du Thuath. On lui donne le titre de Ban Naofa na + nom de la tribu (Bann’néfé na).
- Les heritiers potentiel d’un Roi sont appellé Tanistre et peuvent faire précéder leur prénom du préfixe Mal- qui veut dire “Prince”
Le Sénéchal d’une nation est appellé Mormaor (mormaheure) il effectue les tâches de premier ministre et de ministre des affaires étrangères
- Le Fairghbrethach (Vergbré-a) est sorte de ministre des affaires sociales et d’officier du cadastre.
- Le Marchtierna (Marktiern’) est une sorte de ministre de l’économie & agriculture
- Les Ambassadeurs ou émissaires du Thuath sont appellé Ganna et sont nommés par le Mormaor.
- Les Officiers militaires sont appellés Priomhuasal (Prom-oua-chal) et sont en charge du commandement de détachements militaires.
Le Clann ou clan Tribal
- Le Chef de guerre d’un clan Ulaigh (Oulag’) (et oui, c’est aussi le titre que porte le roi cobra bien connu)
- Le Roi civil d’un clan est appellé Maor (maheure)
- Les heritiers potentiel d’un Roi sont appellés Tanistres et peuvent faire précéder leur prénom du préfixe Mal- qui veut dire “Prince”
Le Derbfhine ou clan familial
un clan familial, que les celtes appelent Derbfhine est à l’interieur d’un clan tribal l’unité sociale de base. Chacun des clan tribaux des deux nations Celtes compte des dizaines de Derbfhine. Un Derbfhine à un chef qui est une sorte de roi familial, désigné par l’ensemble du clan familial par acclamation, à la mort du précédent. Le chef d’un clan familial est un ferBriugaidh (prononcez Fèrbriga, c’est l’équivalent de duc ou comte, c’est à dire un homme de haute noblesse) ou une banBriugaidh (prononcez Banebriga, c’est l’équivalent de duchesse ou comtesse, c’est à dire une femme de haute noblesse) si le Derbfhine est proéminent et par un ferFlaith (prononcez ferFla’ ce qui est l’équivalent de baron) ou une banFlaith (prononcez baneFla’ qui est l’équivalent de barone). La Dame du clan qu’on appelle Ban Rîon (bann’ri-anne) est la plus noble et la plus riche des dames du Derbhfine.

Les Trois Classes de la société Celtes
La société Celte se divise en trois classes. La classe sacerdotale qui rassemble les druides, la classe des chevaliers qui rassemble les familles des nobles chef de clan et la classe productive qui rassemble les hommes libres paysans et artisans.
Les Druides : la classe sacerdotale
Les titres des druides
Le Grand Druide à le titre d’Ard Eaghnai ou MorDraoi. Un druide à le titre de Draoi ou ferdrui. Une druidesse est nommée Ban draoi ou bandrui et un barde est appelé Bard ou Fili.
Qui sont les druides et quels sont leurs rôles ?
Lors de leur longue formation de 20 ans on enseigne aux druides la religion et la mythologie, Le droit coutumier, la poésie, la divination, la médecine, l’astrologie, les mathématiques et la musique. Ils se doivent d’être fondamentalement ancrés dans la Nature qui les entoure, ils agissent à harmoniser les rapports entre les humains et les divinités et esprit qui sont l’incarnation de la nature.
Le druide exerce trois fonctions: sacerdotale (il a le monopole des cérémonies et des sacrifices humains); judiciaire (il tranche les conflits entre particuliers et entre cités); éducative (il jouit du monopole de l'instruction des jeunes aristocrates). Par là la classe sacerdotale des druides détient un pouvoir politique, social et religieux d'autant plus redoutable qu'il a les moyens de pression nécessaires pour faire respecter ses décisions: les druides peuvent interdire les sacrifices à un clan ou refuser leur jugement.
Selon leur affinités personnelles les druides choisissent eux mêmes leur vie. Il peuvent en changer mais leur activité présente détermine leur rôle et leur statut. Certains vivent dans les sanctuaires dont ils prennent soin. Les sanctuaires s’organisent tous de la même façon. Le ou la “chef” est l’Eagnaï (le Sage) désigné par les membres du clan religieux. L’Eagnaï est secondé par le Finné (le Témoin) et par le Fairtheoir (le surveillant) Ces trois personnes forment un Cumann, le conseil du sanctuaire. Dans ces sanctuaires vivent de véritables communautés de druides et druidesses qui chaque jour, suivent les rituels expliqués par la Haute Tradition.
Certains druides vivent dans les villages et les dun comme des sortes de ministres de la foi qui partagent la vie des autres villageois. D’autres encore sont d’éternels voyageurs volant d’aventure en aventure. Une dernière catégorie vit auprès des princesses et des chefs comme conseiller aussi bien religieux que moral, politique ou social.
Les druides sont toujours les bienvenus dans les bandes de guerriers mais ne sont pas astreint aux services militaires auxquels est soumis la classe libre de la société Celte. Pourtant nombreux sont ceux qui sont des combattants réputés. Beaucoup de druides sont aussi bardes ou poètes, souvent des errants qui portent leur pas partout ou les guide la volonté des dieux.
Les druides sont aussi parfois des soigneurs, d’autres s’y refusent, car la compassion n’est pas une vertu mais un sentiment. En revanche aucun druide ne peut se dérober au devoir d’être un conseiller impartial à qui le demande, sauf s’il existe une intimité jurée entre le druide et le demandeur ou son clan.
Les druides sont libre de toute allégeance sauf s’ils font un serment contraire (par exemple Teah Sichs et Tuàn ont prêté serment d’allégeance à Chaillan pour la duré de sa royauté).
Les druides sont surtout connus pour leur curiosité et pour leur besoin de découvrir les réponses à toutes les questions qu'ils peuvent se poser. Ils sont aussi reconnus pour leur extrême dévouement à leur peuple et aux dieux. Ils ont l'esprit très ouvert, souvent au point d'accepter n'importe qu'elle idée tant qu'il n'a pas été prouvé qu'elle était fausse. Les druides croient qu'il y a plusieurs moyens pour arriver à l'illumination et à la vérité, et qu'aucun moyen n'est meilleur qu'un autre.
Un druide ne peut être jugé ou démis que par d’autres druides. Un jugement sur un druide ne peut être rendu que par un collège de trois druides.

Les Guerriers : la classe des chevaliers
La classe des chevaliers a le devoir de protection de ses sujets et du clergé druidique. Ces charges politiques et sociales prennent presque tout leur temps. Ainsi, les seules sources de nourriture et de revenus sont la chasse, le pillage et les productions du domaine des épouses. Les combattants et les membres des familles des chefs de clan forment la classe des chevaliers, leur pouvoir est essentiellement exécutif. Il ont le devoir de conseiller et d’assister le chef de leur clan, le roi de leur peuple et le haut roi s’il y en à un (Et là il y en a un, c’est Chailann). L’unité sociale de base est la famille au sens large qu’on appelle le Derbhfiné. Le derbhfiné est dirigé par une Dame et par le ou celui de ses époux que la famille à désigné comme Siné.
Les righ (rois), Maor, Ulaigh et les Siné na hDerbhfiné (chefs de clan familiaux) sont désignés par acclamation. Les “candidat” sont issus des “familles royales”, ils sont confirmés dans leur dignité par des ré-acclamations périodiques (comme ce fut le cas pour Chailann lors du rassemblement de 1099 et celui de 1101). Les rois sont toujours issus de cette classe. Un roi peut être démis, à date fixe, par le peuple. Les rois, les Maor, les ulaigh et les chefs de clan sont investits de pouvoirs tant spirituels (médiation divine) que temporels (exécutif et législatif).
La classe des chevaliers constitue la force militaire principale du clan et de la tribu. Le pacte social qui l’unit aux hommes libres de la classe productive est simple : “j’ais le devoir de pouvoir toujours combattre pour le service de notre clan, de notre tribu et pour votre protection. Aussi devrez vous nous nourrir, moi et ma maison, afin que libérés de ce soucis, nous nous puissions consacrer à notre entrainement et à la chasse pour pouvoir paix garder sur les terres de mon épouse et les vôtres”. Les simples guerriers issus de la classe des chevaliers ont le titre de Uasal (Ou-a-sal, équivalent de chevalier). Les soldat issus d’autres classes n’ont pas de titre.
A l’appel de guerre du chef (fut-il chef du Derbhfine, roi du clan, roi de la nation ou le Haut roi) tout membre de la classe des hommes libres et tout membre de la classe des chevaliers est tenu de se présenter en arme. Les femmes peuvent répondrent à l’appel mais n’y sont pas tenu.

Les Hommes libres : la classe productive
Les paysans et les artisans forment la classe laborieuse des hommes libres. Cette classe productive assure la vie nourricière et économique du pays. elle représente la grande majorité de la population. Ces hommes et femmes libres disposent du droit de propriété et du droit de voyager librement mais ont le devoir d’entretenir des armes (piques ou arcs et flèches ainsi qu’une forte dague) afin de pouvoir être incorporé à une troupe à l’appel du chef de clan, du roi de la tribu ou du Haut Roi, si besoin est.
C’est de la classe des hommes libres que sont issu les Dalaigh (Plaideurs) et les Asarlaï (les magicien non druide).

La classe servile
L’esclavage existe chez les Celtes. C’est le sort des personnes endettés, incapables de faire face à leurs obligations, des prisonniers de guerre et parfois des parias. Les esclaves et les parias n’ont aucun droit. La classe servile est attaché à la terre de leur maître, elle ne paye pas d’impôts mais doit verser la totalité de sa production. Rien n’appartient aux membres de cette classe, même pas leur propre vie. Ils doivent soumettre leur unions à l’approbation de leur maître. Ils n’ont pas droit à la protection de la loi et sont en fait considéré comme du bétail. A ce titre ils peuvent être volé, sacrifié ou vendu.
Même au sein de la classe servile il existe des distinctions de statut. Les Saer sont des serfs, il ne sont pas à proprement parlé des esclaves, mais ne peuvent ni se marier, ni voyager, ni être propriétaire. Il doivent verser les trois quarts de leur production agricole à la Dame à qui appartient le domaine auquel ils sont attachés. Un Saer peut acquérir la qualité d’Homme Libre en se portant volontaire pour être soldat et si sa maîtresse l’autorise.
Les Daer sont des esclaves à proprement parler. Ils n’ont aucun droit et appartiennent à leur maîtresse ou à leur maître comme s’ils étaient un objet. La valeur moyenne d’un esclave est celle d’un cochon d’un ans. Si la plupart des esclave sont affecté à des tâches subalternes ou grossières, certaines Dames utilisent les services d’esclaves lettrés pour la gestion de leur domaine. Les Cumal sont des esclaves de sexe féminin qui sont protégées par la Loi jusqu’à un certain point. Si elles subissent un viol, elle acquièrent alors les mêmes droit qu’une de la classe du violeur. Leurs enfants, s’il sont d’un père libre, seront des Hommes Libres. Le prix moyen d’une Cumal est de deux vaches laitières.

Le pouvoir des Femmes
- Les hommes n’ont pas le droit à la propriété foncière ou terrienne. Seules les femmes peuvent posséder la terre.
- Les femmes peuvent être guerrière ou non, mais dans tout les cas elle peuvent ordonner à un autre celte, sauf les rois et les druides, d’entreprendre une tâche précise (une quête ou un défit par exemple) ou de lui interdire une chose précise (faire la cour à une femme un jour impair, boire avant la tombé du jour, ce genre de choses ) on appelle cela un Geis (pluriel Gessa). Celui qui ne respecte pas un Geis, bien qu’il ne se soit engagé à rien peut être poursuivit par la femme comme parjure. Une femme ne peut ordonner qu’un geis à la fois à un seul homme à la fois. Elle seule et le Grand Druide à le pouvoir de lever le geis. Seul une reine peut ordonner un geis à un roi et seule une druidesse peut ordonner un geis à un druide.
- Un homme marié doit service, assistance, défense et conseil à sa femme, même si celle ci est par ailleurs marié avec d’autres hommes.

Les Împots
Tout les Celtes payent les Cain hThuaith (Kanntoua ou impots perçu par le roi de la tribu qui servent à financer l’entretient des veuves et des orphelins, la construction et l’entretient des voies et autres frais d’état) décrétés chaque année par le Mormaor de la nation. Ils payent aussi les Cain Clanaidh (KannKlana, impots direct du clan déstinés aux frais publics du clan et à l’entretient des sanctuaires décrété par le maor du clan). Toutes les classes de la société à l’exeption du clergé payent les Cain.

L’économie Celte
Toute l’économie Celte s’articule autour d’une unité de base : La vache. Une vache vaut 2 marks d’or (560 grammes x 2)