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QUELQUES TRADITIONS CELTES " Nous sommes
effectivement des barbares, fiers, violents, imaginatifs, superstitieux,
guerriers et poètes. Nos terres sont vastes et riches, ce sont des terres
de rochers, de grands fleuves et de forêts, des terres en grande partie
sauvages. Ceux qui y vivent ont un rapport très fort avec la terre, l'eau,
le feu et les orages. Nous cédons souvent à la fureur, nous laissant facilement
submerger par nos émotions. Sache que ton peuple ne te respectera que
s'il te juge honorable, c'est-à-dire homme de parole et courageux. " |
| Une
société tripartite - Les combattants. Aimant se battre torse nu ou en lourdes armures selon les clans, les guerriers Celtes sont connus pour leur bravoure en combat et ont peur que le ciel leur tombe sur la tête. Ce n'est pas la fonction la plus prestigieuse de la société Celte mais en même temps le plus grand nombre de ceux qui se distinguent par le prestige le font par la voie des armes, ce qui explique que la plupart des chefs et rois de clans Celtes soient des guerriers. - Les Erudits Ils sont de deux types. Il y a les Druides, qui prient tous les dieux Celtes, bien que certains se réclament plutôt de l'un ou de l'autre d'entre eux. Ce sont les gardiens de la tradition écrite (Ogma) et Orale (Brigit). Ces prêtres ont accès aux soins mais la prêtrise des Dieux Celtes rend proche de la nature, ils ont également affinité avec la magie élémentaire. Les mages, apparus plus récemment, tirent leurs pouvoirs de l'étude du monde qui les entoure plutôt que de la prêtrise des Dieux. On dit que quelque part, ces deux méthodes d'apprentissage se rejoignent. Dans tous les cas les mages ont parfaitement été intégrés dans la société et il n'existe pas de réelle animosité entre les deux voies. - Les producteurs. La plupart vivent dans des villages et de grandes fermes. Tous les Celtes sont égaux de manière très pratique : qu'ils soient compagnons de beuverie, de travail ou de bataille ils disposent des mêmes moyens face au monde et à la volonté des Dieux. Ainsi les positions sociales sont très informelles et aucun Celte ne refusera de traiter comme un égal d'autres Celtes moins prestigieux ou moins riches. Cependant, certains se distinguent par la richesse et surtout par le prestige par leurs propres moyens. Ceux-là sont symboliquement placés au-dessus des autres dans une hiérarchie sociale très importante dans la société même si informelle. Filiation et héritage Chez les Celtes, l'hérédité est matrilinéaire, c'est-à-dire que c'est la femme qui hérite des biens et c'est elle qui donne son nom à sa filiation, à moins qu'elle ne demande expressément le contraire. Les positions sont en revanche rarement héréditaires et dépendent uniquement des aptitudes des individus. Les Rois et les Chefs Pour être Roi ou Chef Celte, il faut le mériter, et quand il faut en nommer un nouveau l'unanimité se fait très rapidement autour du plus prestigieux ou du plus charismatique leader, souvent nommé par les druides. Il y a peu de conflits : les Celtes ne sont pas des politiciens magouilleurs. D'après les traditions, être Roi c'est pouvoir se présenter devant le peuple parfaitement sain de corps et d'esprit. Ainsi le Roi n'a théoriquement pas le droit de se battre. Cette tradition a posé certains problèmes puisque c'est en général les plus prestigieux des guerriers qui devenaient rois, et c'est pourquoi les Ours ont adopté des chefs de clans plutôt que des rois. Avec le temps, il est devenu normal pour un roi de conduire ses hommes à la bataille même si tous sur le terrain veillent à faire en sorte que jamais il ne soit blessé. En revanche, un roi ne peut toujours pas se battre en duel et doit nommer un champion. Les Druides et la Tradition Pour les Celtes, la tradition est tout. Mais elle n'est pas considérée comme un passé mort mais comme un ensemble de règles pour guider l'action. Les Druides et les Bardes (en fait des druides voués à Brigit) sont les gardiens de la tradition orale et en tant que telle bénéficient d'une grande considération. Ogma est le dieu de la parole, et il a dit aux Celtes de la porter aux autres. Brigit, déesse des bardes . Pour les Celtes, la tradition orale est inébranlable, la tradition écrite est éphémère (car elle ne vit pas tant qu'elle n'est pas dans la mémoire des hommes). Mais il ne faut pas oublier que Ogma est également le créateur de l'alphabet Oghamique qui porte son nom, et qu'ainsi l'écriture est très intégrée à l'enseignement des druides d'Ogma qui sont souvent capable de lire plusieurs langues. C'est grâce à l'écriture qu'il a donné aux hommes que nombre de civilisations ont eu la possibilité de s'ériger. Les Druides sacerdotaux veillent aux choses divines, s'occupent des sacrifices publics et privés, règlent toutes les choses de la religion. Ils accompagnent les hommes dans leur vie et dans leurs travaux soignent les corps, parfois commandent aux éléments, ils dirigent les cérémonies Les interdits Les interdits ("geiss" ou " geissa ") sont prononcés par les Druides. Un interdit est toujours secret, celui qui y est soumis ne peut le révéler à personne. Il ne peut non plus le rompre, sous peine de perdre son honneur. Un Geiss est extrêmement lourd de conséquences et ne peut être prononcé à la légère ou sans très bonne raison. Ce n'est donc pas un phénomène magique, mais une contrainte sociale extrêmement forte pour tous les Celtes croyant en les traditions (et dans le monde de la Faille, la croyance est parfoid tout). Trois et sept Les Celtes comptent par multiples de trois et de sept. Ainsi au lieu de dire "il y a une vingtaine d'hommes à la porte du château" nous dirons "il y a trois fois sept hommes à la porte du château". La parole et l'honneur Chez les Celtes, la parole donnée engage son honneur propre. Le courage est une valeur fondamentale et il n'est de plus grand mérite que de mourir au combat l'épée à la main. Il n'y a cependant aucun honneur non plus à se faire tuer stupidement : la ruse est l'une des grandes qualités des héros celtes, et un bon chef sait quand il faut se retirer et quand il faut se battre. Sexualité et fidélité La fidélité n'est pas forcément de mise dans les couples Celtes, pour peu que l'infidélité soit consentie. Par ailleurs pour honorer un visiteur de marque il est bien vu de lui proposer une compagnie attentionnée pour la nuit. La polygamie (dans un sens comme dans l'autre) est tolérée à condition que tous les protagonistes soient d'accord, ce qui est rarement le cas. |
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