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Tuan macCairill an tuatha De Beàra
dràoi de agus daoine a ceilteach go dti eile creideamh sagart de Afin d'éviter tout douteux amalgame et regrettable confusion et, enfin, de ne point être considéré par vous tous comme autant de barbares aux mœurs révoltantes, nous vous présentons par cette lettre les fondements de nos croyances pour que nul n'en ignore et que chacun puisse, en conscience, nous aimer ou nous combattre. Sachez, Ô hommes de conscience, qu'un celte ne peut pas mourir car son âme est immortelle. Aussi nous ne craignons rien tant que le ciel ne tombe pas et que l'océan ne sort pas de ses limites. Dans l'Enfer froid, le Yeun, l'âme fut constituée par la douleur contre la confusion. Puis dans le monde d'Abred, elle devint l'une des âmes de la vie du monde. Elle fut enfin envoyé dans le monde de Gwynfyd pour y habiter tout ce qui peut vivre, plantes, animaux, humains, monstres et y ressentir toutes les émotions et sensations possibles. L'âme passera de vies en vies afin de connaître toutes les expériences. Enfin, un jour lointain, ayant vécu tout ce que la vie matérielle rend possible, l'âme ira rejoindre l'éternité du monde de Geugant là d'ou tout vient et ou tout ira. Sachez, Ô hommes de conscience, que nous dénions l'existence du bien comme force active du monde. Pour nous n'existent que le mal ou la violence, l'ordre ou la lumière et enfin le chaos ou l'ombre. Le bien est la résultante du délicat équilibre de ces trois constituants de l'univers. On ne peut donc servir le bien. Mais nous sommes des hommes qui tentons d'être bons en donnant à toute chose sa juste part. Pour nous la foi ne s'accompagne de nulle gravité ou feinte dignité. L'homme qui par orgueil renonce aux plaisirs, l'homme qui par lâcheté renonce aux douleurs et aux malheurs, l'homme qui par témérité gratuite renonce à sa vie, celui là commet contre l'univers une faute. Sachez, Ô hommes de conscience, que nos dieux sont issus des trois maisons, de la violence, de la lumière et de l'ombre et qu'en chacun d'eux se retrouve ses trois aspects de l'univers. Chacun d'eux est une triade et membre d'une triade. Nous leur offrons le sacrifice de nos plus valeureux ennemis ou des plus courageux de nos guerriers. Le sacrifice humain n'est pas l'acte odieux que les autres peuples considèrent qu'il est. Pour nous il est une récompense pour le mort et une action de grâce à nos dieux. Sachez, Ô hommes de conscience, qu'avant de soigner un malade ou un blessé, nous devons essayer de savoir si son âme a déjà vécu cette mort. Si c'est la première fois, alors il est injuste de l'en priver. Il nous faut donc laisser mourir. Mais très honnêtement sachez qu'il est presque toujours impossible de connaître les vies antérieures et que, dans le doute nous sommes d'assez bons soigneurs. Sachez, Ô hommes de conscience, que les dieux sont innombrables, enfants des trois maisons. Mais ils sont tous la totalité de l'univers par eux mêmes. Nous ne sommes pas polythéistes au sens ou peuvent l'entendre les fidèles de l'Unique car nos dieux sont la personnification d'un aspect de l'univers, un tout unique et multiple à la fois. Cette vision des choses n'est paradoxale qu'aux yeux d'un non initié. Sachez, Ô hommes de conscience, que Danna, la Grande Mère, est comparable à la Khrysalide des Loups en tant que mère des peuples et à la Lolth des elfes noirs en tant qu'épouse de Math le dieu violent et mère de Balor le dieu-démon. Sachez, Ô hommes de conscience, que Zokma le dieu Khaïbarite et notre Ogma sont fort comparables dans leur volonté de paix et de savoir. Le Jarilo du Khanistan ressemble à notre Lug, leur Volos ressemble à notre Boann et leur Svarog à notre Brigit. Ne voyez en ses comparaisons rien d'autre que ce qu'elles sont. N'en soyez pas outré, les dieux sont au dessus des hommes et de leurs opinions. N'allez cependant pas croire que ma démarche soit œucuménique ou vexilaire. Pour moi ceux qui n'ont pas mes convictions sont, certes, dans l'erreur, mais je suppose que moi aussi j'ai été ou je serais un jour incarné en un homme qui ne sait point la vérité. Nul, homme, elfe, nain, orc ou autre, ne peut et ne doit être blâmé pour sa foi. Les seuls combats que les druides accepteront de mener seront ceux que l'on veut leur imposer. Mais dans ce cas vous trouverez à qui parler. Je serait honoré si d'aucun me venait trouver afin de nous enrichir mutuellement de nos vision de l'univers. Je suis et reste ouvert à toute discussion a ces passionnants propos ou d'autres, surtout s'il y à a boire. Soyez bénits par le regard du dieu de votre clan et que la maison de lumière favorise votre descendance. Je signe en ce quinzième jour du septième mois de l'an 1099, bien humblement du nom que je porte en cette existence, Tuan macCairill |
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